La mise à jour du Nutri-Score a suscité de nombreuses réactions ces dernières semaines.
La signature de l’arrêté de mars 2025, qui officialise le nouvel algorithme de calcul, ainsi que le vote de l’Assemblée nationale en faveur d’une obligation du Nutri-Score (ce vote n’est pas encore examiné ni validé par le Sénat), ont été largement relayés dans la presse généraliste et spécialisée. Dans ce contexte, les entreprises n’ont plus besoin d’un résumé supplémentaire de ce qu’elles savent déjà. Elles doivent comprendre ce que ces évolutions changent pour leurs produits, leurs arbitrages technologiques et leur innovation. C’est là que se situe l’enjeu opérationnel, et c’est précisément le terrain d’expertise de l’ADRIA.
Ce que dit l’arrêté : les évolutions officielles
Selon les informations publiées par Santé publique France, les ajustements de l’algorithme portent notamment sur :
- Sucres : échelle étendue jusqu’à 15 points.
- Sel : échelle étendue jusqu’à 20 points, selon la règle 1 point = 0,2 g/100 g.
- Fibres : premier point attribué dès 3 g/100 g (aligné sur le seuil d’allégation).
- Protéines : seuil relevé à 2,4 g/100 g, progression jusqu’à 7 points, et limitation à 2 points pour les produits à base de viande rouge.
- Fruits, légumes et légumineuses : périmètre resserré.
Les cas particuliers (matières grasses, boissons, édulcorants…) évoluent également conformément aux paramètres officiels.

Le vrai sujet : l’impact sur vos portefeuilles produits
Les médias ont traité la dimension politique et soci sociétale. Pour les industriels, la question centrale est beaucoup plus concrète :
- Quels produits risquent de perdre une lettre ?
- Quels leviers sont techniquement mobilisables ?
- Comment éviter des répercussions négatives sur le goût, la texture ou la sécurité ?
Sur la base d’observations réalisées avec plusieurs entreprises accompagnées par l’ADRIA, plusieurs tendances émergent. Ces éléments ne constituent pas des règles universelles mais des constats issus du terrain.
1. Les effets de seuil entraînent des dégradations inattendues
Des produits jusque-là stables peuvent perdre une lettre sans modification de recette. Les catégories sucrées, céréalières, charcutières et certains plats cuisinés semblent particulièrement sensibles.
2. Les arbitrages technologiques se complexifient
Réduire sucre ou sel influe simultanément sur :
- les interactions aromatiques,
- la texture,
- l’équilibre microbiologique,
- les conditions de process.
Aucun de ces leviers ne peut être modifié isolément.
3. Les enrichissements faciles en fibres ou protéines fonctionnent moins
Les seuils plus stricts limitent les stratégies d’amélioration marginale du score.
4. La charge de recalcul augmente fortement
Pour une PME disposant de 15 à 40 références, recalculer l’intégralité du portefeuille selon les nouvelles règles représente un travail important.

Ce que les équipes R&D doivent faire maintenant
La priorité n’est plus d’attendre d’hypothétiques annonces supplémentaires. La priorité est de cartographier l’impact sur vos recettes, d’identifier les références sensibles et de prioriser les actions.
Concrètement, cela implique :
- un recalcul complet selon le nouvel algorithme,
- une analyse précise des leviers possibles (ingrédients, process, matrice),
- une anticipation des effets sensoriels et microbiologiques.
Et c’est précisément sur ces trois niveaux que l’ADRIA apporte une valeur scientifique et opérationnelle.
Comment l’ADRIA vous accompagne
Analyse d’impact personnalisée
Calcul du Nutri-Score selon les nouvelles règles, identification des pertes de grade potentielles et hiérarchisation des urgences.
Leviers de reformulation
Évaluation de scénarios d’ajustement réalistes, sans compromettre la qualité ou la sécurité.
Les analyses intègrent les interactions technologiques : texture, conservation, process, contraintes réglementaires.
Outils d’aide à la formulation
Utilisation des outils internes ADRIA pour simuler et comparer des scénarios chiffrés d’amélioration nutritionnelle.
Les outils numériques mobilisés par l’ADRIA, notamment NutTri (calcul et simulations nutritionnelles) et OptiNut (développé dans le cadre de l’ACTIA pour explorer des scénarios d’amélioration du Nutri-Score), permettent d’appuyer les décisions de reformulation sur des données objectivées.
Validation scientifique
Vérification des effets des substitutions : microbiologie, physico-chimie, stabilité, acceptabilité sensorielle.
Accompagnement des équipes
Méthodologie, ateliers internes, sécurisation des choix techniques pour accélérer la prise de décision.

Nos expertes pour vous accompagner
Les évolutions du Nutri-Score nécessitent une expertise croisée en nutrition, formulation, technologie alimentaire et analyse d’impact. Nos cheffes de projets apportent une vision complète : calcul du Nutri-Score, compréhension des équilibres sensoriels et technologiques, mise en œuvre opérationnelle.
En résumé
Le nouveau Nutri-Score n’est pas simplement une mise à jour algorithmique. Il recompose les équilibres nutritionnels, sensoriels et technologiques des produits. Pour les entreprises agroalimentaires, l’enjeu est d’agir vite, mais avec méthode. L’ADRIA accompagne les équipes R&D pour anticiper les impacts, sécuriser les reformulations et transformer cette évolution en opportunité réelle d’amélioration produit.



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