Entre contraintes économiques, attentes de qualité et transformations sociétales, les comportements alimentaires évoluent rapidement… mais pas toujours comme on l’imagine.
Lors d’ADRIADES 2026, l’économiste Philippe Moati (ObSoCo) est intervenu auprès des adhérents de l’ADRIA pour décrypter ces évolutions et en tirer des enseignements concrets pour les industriels.

Un consommateur sous contraintes, loin des lectures simplistes
L’un des enseignements majeurs de l’intervention de Philippe Moati est le décalage croissant entre les intentions affichées et les comportements réels.
Pouvoir d’achat sous tension, arbitrages permanents, contraintes du quotidien : les choix alimentaires ne relèvent pas uniquement de convictions, mais d’un équilibre entre contraintes économiques et aspirations.
Ce constat invite à dépasser une lecture trop simpliste des attentes consommateurs.
Qualité alimentaire : une exigence forte… sous contrainte
Autre point clé : la place centrale de la qualité dans les arbitrages.
Mais cette exigence se heurte à une réalité économique. Le consommateur souhaite accéder à une alimentation de qualité, sans toujours en avoir les moyens.
Ce décalage alimente une forme de frustration et renforce la défiance, dans un contexte marqué par les crises sanitaires et médiatiques.
Naturalité et rassurance : des attentes toujours fortes, mais transformées
Les attentes autour de la naturalité, de la tradition ou de la proximité restent fortes, mais elles évoluent.
Philippe Moati souligne notamment :
- une fatigue sur certains sujets environnementaux,
- une recherche accrue de repères simples,
- un besoin de rassurance dans un environnement perçu comme incertain.
Ces tendances influencent directement la perception des produits et des marques.
Des consommateurs de plus en plus hétérogènes
L’individualisation des comportements se renforce. Régimes alimentaires, attentes, contraintes : les profils consommateurs deviennent plus hétérogènes. Cette « démoyennisation » complexifie les stratégies produit et marketing. Pour les entreprises, cela se traduit par :
- une difficulté accrue à standardiser les offres,
- le développement de niches,
- et la nécessité d’arbitrages plus fins.
Ce que cela change concrètement pour les entreprises
Ces évolutions ne sont pas uniquement des tendances sociétales. Elles ont des impacts directs sur les décisions industrielles :
- formulation des produits
- positionnement prix / qualité
- choix d’emballage et de communication
- gestion des risques et de la confiance
Comprendre ces mécanismes devient un levier stratégique pour orienter les choix techniques et économiques.
Le rôle de l’ADRIA : transformer ces tendances en décisions opérationnelles
C’est précisément dans ce contexte que s’inscrit l’accompagnement de l’ADRIA.
L’enjeu n’est pas uniquement de comprendre ces tendances, mais de les traduire en décisions opérationnelles, adaptées aux contraintes réelles des entreprises :
- adapter les formulations
- sécuriser les produits
- anticiper les exigences réglementaires
- arbitrer entre performance, coût et attentes consommateurs
L’intervention de Philippe Moati lors d’ADRIADES illustre cette volonté : apporter des repères utiles pour éclairer des décisions complexes.
L’intervention de Philippe Moati lors d’ADRIADES a également été relayée dans Le Télégramme, témoignant de l’intérêt porté à ces enjeux au-delà du cercle des adhérents et confirmant leur importance pour l’ensemble des filières agroalimentaires.
Les équipes de l’ADRIA restent mobilisées pour accompagner les entreprises dans la compréhension et la mise en œuvre de ces évolutions.
Contactez-nous pour échanger sur vos enjeux.

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