Recherche agroalimentaire et Formation agroalimentaire - Adria Développement
ADRIA Développement, centre d'expertises et de transfert, leader en sécurité des aliments, accompagne les industriels de l'agroalimentaire : formation, conseils, veille, recherche et innovation. Adria Développement EnglishADRIA Développement is a recognised Agro Industry Technical Institute (ITAI). ADRIA provides innovation, training and consulting services for the food and diagnostic industries.
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Edito ADRIA

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Dans cette rubrique, vous trouverez la position de l'ADRIA sur un thème d'actualité agroalimentaire.

ADRIA qualifié ITAI par le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation

ADRIA qualifié ITAICette qualification sonne comme la récompense du travail réalisé et nous engage pour les 5 prochaines années dans un projet d’envergure ; nous avions déjà obtenu cette qualification en 2006, mais cette fois-ci le niveau d’exigences était bien plus élevé. Cette reconnaissance structure et renforce le positionnement de l’ADRIA dans sa mission de service auprès de la filière alimentaire.

Alors qu’une nouvelle campagne médiatique se déchaîne sur les pratiques du secteur agroalimentaire, l’ensemble des acteurs a besoin de se serrer les coudes pour revendiquer haut et fort les immenses progrès accomplis ces dernières années et pour affronter sans complaisance les points faibles de nos activités. En effet, sur ce dernier point, je suis convaincu depuis longtemps qu’il nous faut plus de transparence et plus d’explications sur les pratiques, les matières premières et leurs origines, ainsi que sur les procédés.

La crise récente l’illustre parfaitement : nous ne sommes pas devant un scandale sanitaire, mais une fraude. Revenons les pieds sur terre, en quoi le fait de mettre de la viande de cheval avec de la viande de boeuf poserait un problème dès lors que l’étiquetage le précise clairement et que le produit est conforme à la réglementation ou aux usages, ou le cas échéant à un cahier des charges. Pourquoi frauder, alors qu’il suffirait d’étiqueter ? La transparence et la loyauté sont au coeur de la confiance que les professionnels revendiquent légitimement.

Autre illustration emblématique de la dernière crise, les consommateurs et surtout les médias (qui font en grande partie l’opinion) ont découvert le métier de co-packer, dans lequel des industriels fabriquent pour le compte d’une autre entreprise. Cette pratique, pourtant ancienne, n’est nullement répréhensible, elle est même particulièrement verrouillée par des contrats très étudiés, mais elle était inconnue des consommateurs et des médias qui sont tombés des nues lorsqu’ils l’ont appris. Là aussi, de la transparence et de l’explication.

C’est, je crois, l’immense chantier que nous avons à mener ; nous n’avons pas à avoir peur de notre métier, même s’il est industriel, surtout s’il est industriel devrais-je rajouter, pour le montrer et le mettre en avant. Car notre industrie alimentaire, si décriée, pèse plus de 155 milliards d’euros de chiffre d’affaires et donne de l’emploi direct à plus de 400 000 salariés, c’est l’une des toutes premières du monde, elle nourrit chaque jour la population, dont la durée de vie s’accroit, ce qui ne doit pas être sans incidence ; et cela à des prix tout à fait acceptables, car le poids de l’alimentation dans le budget des ménages baisse régulièrement, on est en dessous de 15 %. On a vraiment la mémoire courte, c’est vrai que seules les générations anciennes peuvent se souvenir de l’alimentation d’avant guerre, beaucoup plus chiche, nettement moins variée et souvent de piètre qualité ; on préfère véhiculer les images d’Epinal de la bonne nourriture des nos grands-mères (mais c’était pour les jours de fêtes ou les moments exceptionnels).

Les marketeurs veulent, et ils n’ont pas tord, faire rêver les consommateurs et leur raconter une histoire qui touche. Mais la réalité nous rattrape vite, attaquons nous à améliorer la transparence, à éduquer les consommateurs ; car dans toutes les crises émerge ce phénomène de surprise et de déception du consommateur par rapport au produit ou aux pratiques professionnelles. L’exemple le plus marquant étant celui de la vache folle, quand les consommateurs ont appris que les vaches, herbivores patentés, consommaient allègrement des farines animales !

Comment faire? Par un respect scrupuleux de la réglementation en général, en réalisant des autocontrôles et en faisant des audits de traçabilité sur toute la chaîne, en informant le consommateur loyalement, en ouvrant les usines, en informant les journalistes, en investissant certains médias pour parler d’alimentation moderne, ou en utilisant Internet.

Les défis qui attendent le secteur agro-alimentaire nécessitent des partenaires forts, au niveau de l’amont agricole, des entreprises de transformation et des structures d’accompagnement telles que l’ADRIA. A ce titre, l’ADRIA est le partenaire des entreprises et de la filière, car nous travaillons sans relâche sur :

  • La maîtrise de la sécurité des aliments, l’expertise de l’ADRIA se positionnant au niveau régional, national et européen,
  • L’innovation, au travers de programmes scientifiques et de projets industriels dans le cadre notamment du pôle de compétitivité VALORIAL, avec le souci constant de la déontologie
  • La réglementation, dont le caractère stratégique est encore révélé par l’actualité, est un service quotidien que l’ADRIA rend aux entreprises sous forme de veilles, de conseils, d’alertes ou de formations,
  • La formation des salariés des entreprises, l’ADRIA étant le leader en France de la formation continue pour le secteur agroalimentaire.

L’ADRIA, ce sont 50 personnes : des scientifiques, des technologues, des ingénieurs, des formateurs, au service des entreprises agroalimentaires. Le chiffre d’affaires de l’ADRIA, 4,3 M€ en 2012, est réalisé aux trois quarts avec les entreprises du privé. L’année 2012 a vu le CA progresser de 2,7 %, après des hausses respectives de 5,4 et 12 % les deux années précédentes, ce qui se traduit par plus de contrats avec les entreprises, de nouveaux projets dans le cadre du partenariat privilégié avec l’Université de Bretagne Occidentale, et des recrutements.

Jean-Robert GEOFFROY - Directeur Général ADRIA Développement

L'ADRIA, un Institut Technique qui creuse le sillon de la qualité et de la sécurité des aliments

Mardi 20 Mai 2014 - Edito

Logo du colloque Microbial Spoilers in Food 2013Dans un contexte agro-alimentaire parfois difficile, l’ADRIA poursuit les efforts dévolus au développement et la compétitivité des entreprises.

En effet, le chiffre d’affaires de l’industrie agro-alimentaire française a stagné en 2013 : +0,6% en valeur et -2,2% en volume. Près de 5000 emplois ont été perdus, le nombre de défaillance d’entreprises a augmenté de 6% et le solde commercial a reculé de près de 10%. Et pourtant le secteur agro-alimentaire résiste et soutient l’économie du pays, notamment grâce à des performances à l’export (la balance commerciale est excédentaire de plus de 8 milliards d’euros), grâce à une gestion rigoureuse qui a permis d’encaisser le haut niveau de prix des matières premières tout en maintenant des prix de vente stables, et en préservant l’emploi (8% de baisse dans les IAA depuis 2003 contre 18% dans les autres branches de l’industrie française). Il est évident que ce scénario ne pourra perdurer, car les marges des entreprises, qui ont continué d’investir et d’innover,  ont diminué fragilisant ainsi la première industrie française

L’ADRIA accélère son action de recherche, d’innovation et de service auprès des entreprises. C’est ainsi que le chiffre d’affaires a progressé en 2013 de 4%, après plusieurs années de hausse régulière, démontrant l’ouverture des IAA vers une meilleure compétitivité.

En tant qu’Institut Technique Agro-alimentaire, l’ADRIA développe des activités de recherche en sécurité des aliments qui  place la pointe bretonne au premier rang en France : l’ADRIA conduit en effet, avec ses collègues de l’Université de Bretagne Occidentale,  l’UMT dont le thème est consacré aux risques sanitaires dus aux bactéries sporulées (UMT Spore Risk). Un colloque international, organisé à Quimper en 2013, a rassemblé sur le thème des flores d’altération plus de 150 chercheurs venant de 15 pays différents (Microbial Spoilers in Food 2013).

La compétence développée en sécurité des aliments trouve son épanouissement dans le monde industriel en aidant les entreprises à améliorer la qualité des produits, leur conservation et leur durée de vie ; nous intervenons dans l’innovation des méthodes analytiques en procédant à la phase clé de validation auprès de l’AFNOR, métier qui nous place en tête au niveau européen. Enfin, nous assurons le déploiement de la qualité et de la maîtrise de la sécurité des aliments au sein même des entreprises en formant des milliers de salariés chaque année, faisant de l’ADRIA le leader en France de la formation continue agro-alimentaire.

Innovation Produits en agroalimentaire

L’innovation qui participe directement à la compétitivité des entreprises demeure un axe stratégique de l’ADRIA, l’implication des chefs de projets dans l’ingénierie et la réalisation de projets d’innovation liés à la formulation de produits et à des procédés innovants. En 2013, l’ADRIA a obtenu 5 projets d’entreprises dans le cadre du Pole de compétitivité VALORIAL, bénéficiant d’abondement des Collectivités Territoriales.

Le transfert de technologie se réalise au quotidien auprès des entreprises au travers de conseils technologiques et réglementaires, d’actions de formation et de l’animation de commissions sur la qualité et la sécurité des aliments, sur l’emballage ou du club d’industriels sur la réglementation.

Breizpack, le réseau de l'emballage en BretagneAu-delà des acquis, l’ADRIA bouge et innove, avec notamment l’intégration fin 2013 de BREIZPACK, le cluster de l’emballage en Bretagne, ce qui contribuera à faire travailler et à croiser 2 filières.  C’est aussi le lancement avec l’appui de Quimper Communauté de la Plateforme collaborative ILIAA, réseau social professionnel consacré à l’agro-alimentaire. Cette innovation préfigure les nouvelles missions d’animation de la filière par l’ADRIA.

îliaa, la plateforme collaborative pour les professionnels de l'agroalimentaire a pour vocation d'accompagner l'innovationL’ADRIA contribue fortement à l’économie de la Cornouaille : plus de 10 emplois ont été crées ces deux dernières années, l’implication dans IALYS, l’organisation à Quimper de colloques et de nombreuses formations. « Nos racines en Cornouaille nous donnent des ailes pour rayonner en Bretagne et au plan national, avec des ambitions à l’international sur certaines expertises ».

Les défis que l’ADRIA aura  à relever conduisent à maintenir les efforts de développement en Bretagne pour être forts sur sa base historique et aiguiser un esprit de conquête vers  de nouveaux horizons.

Les chiffres clés ADRIA Développement :

  • CA de 4,5 million d’euros
  • 120 adhérents industriels
  • 50 experts : microbiologistes, biologistes moléculaires, technologues, formulateurs, formateurs-consultants, auditeurs, juristes.
  • Leader sur le marché européen des validations de méthodes rapides d’analyses microbiologiques
  • 5000 personnes formées chaque année
  • 300 conseils réglementaires
  • 100 stages de formation interentreprises
  • 40 projets de recherche pour les entreprises
  • 3 veilles : réglementaire, scientifique et sur les dangers agroalimentaires
  • 500 clients en France et à l’International
  • 14 % de CA à l’international

Jean-Robert Geoffroy, directeur général d'ADRIA développement

L'ADRIA est un institut technique agro-industriel (ITAI), leader sur la qualité et la sécurité des aliments www.adria.tm.fr et www.adria-formationagroalimentaire.fr

Non, l'agro-alimentaire breton n'est pas dépassé

Poissons dans la glaceEn avant l’Agroalimentaire en BRETAGNE !

L'agroalimentaire breton est loin d'être condamné. Une production de masse reste possible, à condition d'innover.

Des articles récents de quotidiens nationaux ou d'hebdomadaires ont décrit une Bretagne à la dérive et un modèle agro-alimentaire « dépassé ». Allons-nous continuer à nous laisser maltraiter par le pessimisme ambiant ? Non, nous allons faire front et puiser dans nos ressources pour relever le défi d'une filière agro-alimentaire moderne.

Touché par la crise...

Nul ne peut le contester, l’agroalimentaire en Bretagne est touché par une crise sans précédent : pertes d’emplois, dégradation de notre position à l’export. Les raisons de ces difficultés sont multiples, chaque acteur de l’écosystème a sa part de responsabilité, y compris les entreprises, par des choix stratégiques et managériaux non pertinents, et les politiques par l’absence d’option prioritaire sur l’agroalimentaire.

... mais pas sinistré

Cela en fait-il un secteur sinistré pour autant? NON, car l’agroalimentaire répond aux besoins fondamentaux de l’Homme : se nourrir et bien se nourrir, ce qui est déjà en soi une perspective fabuleuse. Ensuite parce que ce secteur est diversifié, et que des activités entières connaissent un développement significatif, comme la biscuiterie, la pâtisserie, les produits traiteurs et les produits laitiers.

Une priorité, retrouver la compétitivité

Innovation agroalimentairePour répondre aux situations d’urgence que nous connaissons, il faut d’abord considérer l’agroalimentaire comme LA PRIORITÉ économique de la Bretagne. Ce fut le cas dans les années 60,  plus assez maintenant. Les politiques des Collectivités territoriales et du national se sont à juste titre diversifiées et prennent en compte tous les pans de l’économie. Mais il y a dans l’histoire d’une région ou d’un pays des moments où il faut choisir pour accompagner la phase de transition d’un secteur agricole et alimentaire dans le but d’une compétitivité retrouvée. Jadis, nous avons tous été bien contents de ressasser que la Bretagne était et est encore la première région agroalimentaire, de se féliciter du faible taux de chômage, de nous satisfaire d’un aménagement du territoire réussi. Cela a été possible grâce à l’agroalimentaire !

Revenons à la réalité. On peut légitimement courir après le numérique, la transition écologique, les nouveaux matériaux, la santé, autant de thématiques qui construisent notre futur, sans pour autant négliger l’agroalimentaire. Ce poids lourd de l’économie n’est pas suffisamment considéré, depuis des années, par les Institutionnels, les politiques, les médias.

60.000 emplois en Bretagne

Il est grand temps de se réveiller, les industries alimentaires représentent au plan national 165 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 400 000 emplois, un solde positif de la balance commercial de plus de 8 milliards, un maillage territorial dense, des emplois pour bon nombre de personnes peu ou pas qualifiées, des emplois d’ingénieurs, de techniciens, de marketeurs, de commerciaux. C’est la première industrie de Bretagne, elle emploie plus de 60 000 personnes et en fait vivre combien !

Ne pas abandonner la production de masse

La Bretagne est qualifiée de région en perte de vitesse, car elle ferait du bas de gamme. Ce qui est qualifié de bas de gamme est en fait, une production de masse dans les secteurs de transformation primaire que sont l’abattage ou la récolte du lait. Sans la concurrence allemande qui s’établit principalement sur le coût de la main d’œuvre, la Bretagne serait aussi compétitive, même si nous avons pris du retard sur le plan de la rénovation des outils industriels et de l’agriculture.

Faire de la valeur ajoutée est évidemment une solution, mais elle ne consiste pas à abandonner un pan entier de l’activité de l’agroalimentaire breton, celui des productions de masse de qualité. Les Allemands y parviennent, d’autres pays européens également, il n’y a aucune raison que nous baissions les bras sur ce volet. D’autant moins que ce secteur  embauche des milliers d’emplois peu qualifiés dans cette France rurale qui existe encore, n’en déplaise !  Il contribue ainsi à l’aménagement du territoire et maintient dans l’emploi des personnes peu ou pas qualifiées.

Notre modèle n'est pas dépassé

Carte de la bretagneOUI, l’agroalimentaire est un secteur d’avenir, notre modèle n’est pas dépassé, il souffre de certaines inadaptations, mais il est stratégique pour la Bretagne et la France. Car ce qui est produit en Bretagne et en France d’une manière générale, l’est avec un niveau de maîtrise de la qualité et de la sécurité sanitaire jamais égalé, avec des produits aux qualités nutritionnelles et gustatives que le monde entier nous envie. J’invite tous ceux qui voyagent à sortir des hôtels internationaux pour vérifier la qualité sanitaire et la diversité de notre nourriture.

En effet, la nourriture est l’enjeu numéro un de la vie, excusez moi pour ce truisme, mais, dans les pays développés, nous l’avons oublié. Avec l’accroissement de la population mondiale, et bientôt les huit milliards d’habitants, l’approvisionnement en matières premières agricoles et leur transformation en produits alimentaires seront des enjeux cruciaux.

L'enjeu crucial de la production agricole

Je plaide pour une cause nationale sur l‘agroalimentaire  remettant au cœur des politiques nationale, régionale et locale une stratégie de développement du secteur consistant à améliorer sa compétitivité sur les plans technologique (automatisation, robotisation), organisationnel, humain (formation, recrutement) et innovation.

S'appuyer sur les structures d'expertise pour rebondir

La Bretagne bénéficie des compétences des ingénieurs et techniciens de deux  Instituts techniques agroalimentaires bretons reconnus par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, représentés  au niveau français par l’ACTIA, tête de réseau de l’ensemble des Instituts. Il s’agit du CÉVA, qui intervient sur les algues, et de l’ADRIA, sur toutes les filières alimentaires. D’autres Instituts techniques nationaux contribuent également à la performance de nos entreprises, il s’agit de l’IFIP, ACTALIA, … On trouve aussi en Bretagne d’autres centres techniques tels que VEGENOV, IDMER,...

Les politiques régionales peuvent totalement s’appuyer sur ces structures pour travailler sur la compétitivité et l’innovation, c’est notre métier depuis des années. Nos réussites sont à bien des égards éclatantes puisque on vient nous chercher de toute la France et même de l’étranger. Nous sommes prêts à nous investir encore davantage sur le territoire et contribuer encore mieux au rayonnement de la Bretagne. Ces domaines d’excellence sont par exemple la sécurité des aliments ; notre position est de niveau international avec des travaux de l’ADRIA, de l’UBO et d'autres centres techniques. Il est indispensable de continuer à capitaliser sur ces expertises qui constitueront un élément concurrentiel  de différenciation pour l’agroalimentaire breton. Mais, c’est aussi l’innovation, avec le Pôle de compétitivité VALORIAL, qui contribue à stimuler, avec l’appui financier des collectivités territoriales, un tissu industriel initiateur de projets de R&D. Là aussi, nous pouvons encore accroître notre potentiel d’innovation en concentrant les efforts sur les projets de développement plus en lien avec la création de valeurs et les attentes du marché, en intégrant plus et mieux les volets marketing dans les projets d’innovation.

Innover, notamment en intégrant mieux la dimension marketing

Il est temps aussi , sous peine de prendre irrémédiablement du retard, d’intégrer l’innovation sociale et managériale dans les priorités de l’agroalimentaire breton. Par exemple de lancer un vaste programme de formation pour diffuser d’une part les savoirs et savoir-faire technologiques, et d’autre part les savoirs en qualité, sécurité des aliments et environnementaux par le e-learning, la formation à distance couplée aux formations en présentiel permettant de toucher rapidement un large public et ainsi de donner un contenu high tech.

Ayons l’ambition de relever le défi de la compétitivité en nous appuyant sur nos forces qui sont encore nombreuses (une filière agricole/industrie alimentaire intégrée, une production de masse compétitive sur des produits de qualité, la diversification par la valeur ajoutée, la capacité d’innovation avec des Instituts techniques en pointe …), et sur nos faiblesses, qu’il faut avoir la lucidité de décrypter et la volonté d’améliorer (investissements industriels, implantation de nouvelles entreprises, innovation plus tournée vers le marché, compétences des salariés …). Mais, il faut aussi donner la priorité aux secteurs agricole et alimentaire au niveau des politiques industrielles de la France et de la Bretagne.

Jean-Robert Geoffroy, directeur général d'ADRIA développement

L'ADRIA est un institut technique agro-industriel (ITAI), leader sur la qualité et la sécurité des aliments www.adria.tm.fr et www.adria-formationagroalimentaire.fr. Cet article a été écrit pour le journal La Tribune. Vous pouvez le retrouver sur le site LA TRIBUNE.FR

Promouvoir les valeurs dans l'agroalimentaire

Ligne de production de saumonLes turbulences financières qui traversent l’économie mondiale et en particulier l’Europe plongent les consommateurs et les acteurs économiques dans une forme d’attentisme et de perplexité qui peut déboucher sur une récession ou une croissance très faible. Et pourtant dans ce contexte incertain, vous aurez remarqué que le comportement de chaque acteur économique est emprunt de responsabilités, ce qui constitue à l’heure actuelle un vrai point d’espoir dans une crise qui ne dit pas son nom.

Les slogans sur le « produire français » résonnent bien aux oreilles de l’agroalimentaire, activité qui s’inscrit dans une économie réelle, présente sur tout le territoire, donnant du travail à près de 500 000 personnes et contribuant à l’excédant de la balance commerciale. Notre secteur industriel est créateur de richesses, en phase avec les attentes des consommateurs. Il  fait partie des valeurs sûres et stables : peu spectaculaire dans les périodes de forte croissance, ce secteur amortit le choc dans les phases de récession. Et pourtant les projets agroalimentaires ne sont pas ou peu présents par exemple, dans les priorités du grand emprunt.

C’est pourquoi, nous redisons que l’agroalimentaire mérite une plus grande attention de la part des pouvoirs publics, des acteurs économiques et financiers et de la population, en nous appuyant sur les arguments suivants :

  • Nous avons un modèle alimentaire éco-responsable à défendre au niveau mondial, modèle emprunt de haute qualité sensorielle et nutritionnelle et de très grande maîtrise de la sécurité des aliments grâce à un cadre réglementaire efficace,
  • Une chaîne alimentaire complète, incluant une activité de production agricole forte, garante d’approvisionnements réguliers et de qualité, et assurant notre indépendance alimentaire et notre capacité à exporter, une industrie diversifiée dynamique et un secteur de la distribution concentré et présent au niveau international,
  • Les secteurs agricole et alimentaire rayonnent dans chaque région française. Ils contribuent de manière éclatante à l’aménagement du territoire et à l’emploi dans des localités qui ont été depuis bien longtemps désertées par les autres industries et qui sont délaissées par les services qui se concentrent dans les zones urbaines.

Il nous reste un gros travail à faire pour une meilleure reconnaissance de la filière et des milliers de PMEqui la composent auprès des pouvoirs publics, des politiques, des financiers, des médias, des consommateurs et même des salariés.

Il faut sans doute être plus présents en amont, créer un état d’esprit collectif, développer une vraie dynamique de communication et de lobbying en focalisant aussi sur la forte capacité d’innovation de l’agroalimentaire, capable de répondre aux attentes des consommateurs et des salariés. Car n’oublions pas que l’innovation organisationnelle et sociale qui s’attaque à l’amélioration des performances industrielles, à la gestion des compétences, à l’attraction des talents est notre défi pour demain.

Travailler à ces chantiers, c’est retrouver nos valeurs. Nous ne sommes pas le seul secteur économique à revendiquer ce positionnement, mais nous y avons toute notre place. L’ADRIA, à son modeste niveau, est là pour la compétitivité en aidant les entreprises à innover, à mieux maîtriser la qualité et la sécurité des denrées alimentaires et à améliorer leurs organisations.

Quelques chiffres clés sur la filière agroalimentaire :

144 milliards d’euros de chiffres d’affaires, croissance de 3% par rapport à 2009
477 000 salariés, effectif stable
5,7 milliards d’euros d’excédent commercial


Jean robert GEOFFROY
Directeur général ADRIA


L'innovation : notre Credo !

visuel-innovationAlors que Bretagne Développement Innovation publie l’Index Régional de l’Innovation, l’ADRIA veut pointer l’importance de l’innovation, de la recherche et du transfert vers les entreprises dans le secteur agroalimentaire qui est le 1er secteur d’activité en Bretagne.

Reprenons tout d’abord quelques idées clés développées dans cet Index qui constitue un remarquable travail :

  • L’entreprise est au cœur de l’écosystème de l’innovation : rien ne peut et ne doit se faire sans elle.
  • La dynamique d’innovation, ne connaît pas de frontière. C'est ce qui amène l’ADRIA, à partir d'un fort élan régional, à construire sa stratégie de recherche au niveau national et européen.
  • L’innovation est aussi dans le social, l’organisation et le management : l’ADRIA plaide pour que les pôles de compétitivité ouvrent les projets sur cette thématique qui constitue un maillon important dans le process de compétitivité des entreprises.
  • L’innovation n’est pas une fin en soi, c’est en réalité un axe majeur de la croissance des entreprises.

L’Index Régional de l’Innovation met en évidence la place de la Bretagne au sein de la France et de l’Europe :

  • La Bretagne se situe au 6ème rang des régions françaises pour le potentiel de recherche.
  • La Bretagne est dans les 50 premières régions européennes sur ces mêmes indicateurs
    (sur total de 270 régions en Europe).

Certes la Bretagne n'est pas en tête, mais elle n'en est pas moins décrochée. Il est même souligné que l’activité scientifique est remarquable en Bretagne sur les domaines de la biologie marine, de l’électronique, des NTIC et de l’agroalimentaire.

Toutefois, cet Index mentionne que l’Industrie Alimentaire réalise une R&D qualifiée de « faible technologie » en comparaison avec d’autres secteurs qualifiés de « haute technologie ».
L’ADRIA ne peut pas cautionner cette qualification : en effet c’est méconnaître la recherche des IAA qui conduit des travaux de recherche et d’innovation qui intègrent les sciences de pointe telles que la biologie moléculaire, la biologie des systèmes, la modélisation, l’électronique, l'informatique

D’ailleurs, les investissements des entreprises dans l’innovation en Bretagne démontrent que l’IAA porte une partie significative de cette innovation.

L’ADRIA porte les couleurs de l’innovation agroalimentaire en Bretagne avec d’autres partenaires au sein de Valorial comme les Instituts Techniques, les Instituts de Recherche et  les Universités.
Les équipes R&D de l’ADRIA se consacrent à la sécurité des aliments et l’innovation produits-procédés au travers de projets intégrant des technologies avancées comme la biologie moléculaire, les bio-marqueurs de stress bactérien, la modélisation des systèmes complexes, la reformulation produit et la mise au point de nouvelles textures.
Ces projets sont réalisés en étroite collaboration avec les entreprises dans le cadre de commandes directes ou suite à des appels à projets de l’Europe, de l’ANR ou de pôles de compétitivité.

Nous revendiquons donc le positionnement de haute technologie pour les secteurs d’IAA, tout en conservant un lien fort avec le terrain pour des projets débouchant sur des avancées industrielles et sur la valorisation des connaissances via la formation des salariés.


L'ADRIA fête ses 40 ans en 2011

ADRIA 40 ans d'expertise en sécurité et qualité des aliments

L’ADRIA fête ses 40 ans !

Vendredi 1er juillet 2011, à l’Orangerie de Lanniron - QUIMPER

En présence des représentants du Conseil Régional, du Conseil Général et de Quimper Communauté, en présence des industriels adhérents et des clients, en présence des partenaires institutionnels, avec la participation de l’ensemble des salariés.

En 1971, une idée visionnaire à conduit les collectivités territoriales, l’université et les industriels à s’unir pour créer un centre technique à Quimper, berceau de l’industrie alimentaire. L’agriculture et l’agroalimentaire c’est l’avenir de la Bretagne : nous avons les ressources (terre, mer), les talents (les hommes, les structures scolaires et universitaires), les infrastructures (industrielles et logistiques) et surtout l’envie qui a conduit à faire de la Bretagne la première région agroalimentaire en France.

Sur ce terreau favorable, l’ADRIA ne pouvait que se développer pour rendre les services aux entreprises et contribuer à améliorer leur compétitivité. Très tôt, dans les années 80, nous avons compris l’enjeu de l’innovation dans la bataille économique et l’ADRIA a construit une véritable expertise en sécurité des aliments et en innovation produits et procédés. Par exemple, l’ADRIA est impliqué dans 18 projets d’entreprises labellisés VALORIAL depuis 2007, ce qui fait de l’ADRIA l’un des tous premiers acteurs du pôle de compétitivité breton.

Dans les années 90, le cadre régional ne nous suffisait plus, nous avons porté nos compétences au plan national et depuis quelques années au plan européen au travers d’expertises en sécurité des aliments (validation de méthodes rapides d’analyses) et grâce à l’élaboration de logiciels métiers. L’ADRIA n’est pas seulement un centre de recherche. Nous n’avons eu de cesse de transférer les compétences acquises aux entreprises au travers du conseil (technique et règlementaire), des action d’animation de la filière et surtout de la formation faisant de l’ADRIA le leader de la formation professionnelle agroalimentaire en France (plus de 5000 salariés formés chaque année).

Actuellement, notre enracinement régional nous pousse à poursuivre notre route en renforçant nos expertises, en innovant sur des prestations aux entreprises et en accentuant notre visibilité en Europe et à l’International.
Ceux qui veulent nous rejoindre le 1er juillet à 16h seront les bienvenus. Vive l’agro-alimentaire !

L’ADRIA en quelques chiffres

Institut Technique Agro-alimentaire, 110 adhérents industrielsADRIA 40 ans d'expertise en formulation et innovation produits
50 personnes : 6 docteurs, 15 ingénieurs, 1 thèse en cours
CA de 4 millions d’Euros (progression de 12% en 2010)
CA à l’export : 8%
Résultat bénéficiaire
18 projets VALORIAL
Leader sur la recherche en validation des méthodes rapides
Essaimage de 3 entreprises ayant crée près de 150 emplois (sur les 5 dernières années)
5000 salariés formés chaque année
Leader national en formation professionnelle agro-alimentaire
300 conseils/an dont 250 en réglementation alimentaire.

L’agriculture et l’agro-alimentaire bretonne à la pointe de l’Europe

1ère région agricole- 38000 exploitations, CA : 8.2 milliard d’€
1ère région agro-alimentaire - 63000 emplois alimentaires, CA 18 milliards d’€
Extraits de la revue de presse des 40 ans ADRIA Développement
Article Sciences Ouest sur ADRIA Développement  Article Le Telegramme sur ADRIA Développement Article Observatoire IAA sur ADRIA DéveloppementArticle Les Marchés sur ADRIA DéveloppementArticle Ouest France sur ADRIA Développement

Industries de l'alimentation, réponse aux attaques

Ligne de production de saumonL’agriculture et les industries alimentaires sont régulièrement attaquées : on ne compte plus ces derniers mois les articles de presse, les émissions de télévision et les livres traitant du sujet de « notre alimentation ».

Les réponses se trouvent :

  • D’abord en argumentant précisément sur les affirmations mensongères qui figurent dans certains documents
  • Ensuite en préparant notre secteur à affronter, ce qui sera un enjeu majeur du siècle, la gestion des risques et en particulier celle des risques chimiques
  • Enfin, en développant une communication dynamique sur la filière alimentaire.

La démarche est celle de la responsabilité, consistant à ne pas nier les problèmes existants, à s’employer à les résoudre et à rechercher une communication positive sur les apports considérables de la filière alimentaire dans notre pays. La communication ne consiste pas à nier l’existence de pratiques peu ou mal maîtrisées quand elles existent ou de négliger les questions de société comme les OGM. En proposant une démarche responsable face aux imperfections du système alimentaire et en engageant de vrais programmes d’amélioration notre profession en sortira grandie.

Quelques exemples. La contribution des entreprises à l’amélioration nutritionnelle des produits alimentaires est importante : information du consommateur, diminution du taux de sel, valeur nutritionnelle sont autant de réussites. Dans le domaine sanitaire, les progrès réalisés sont considérables sur les 25 dernières années, on ne le souligne jamais assez comme si c’était un acquis, jamais notre industrie n’a communiqué sur l’HACCP, c'est?à?dire sur la prévention et la gestion des dangers. Mais nous n’oublirons pas de travailler en profondeur sur les dangers émergents que sont les dangers chimiques ; la sensibilité des consommateurs sur ce sujet est extrême, la plupart des dossiers à charge se focalisent d’ailleurs sur cette thématique. Nous qui avons tant travaillé sur la maîtrise des dangers microbiologiques et qui continuons, mettons la même énergie sur les dangers chimiques et renforçons la robustesse des systèmes HACCP de gestion et de prévention des risques : car les prochaines crises alimentaires se feront sur ce thème.

Les industries de lfalimentation ne constituent pas un pole dfattraction suffisant pour les jeunes et ce a tous les niveaux de qualification : les chefs d'entreprises et les DRH s'en desolent tous les jours. Les principaux chantiers permettront de :

  • expliquer que cfest un secteur industriel, un vrai, avec des machines, des lignes, de l'electronique, de l'informatique, de la biologie, une organisation et des performances ; 
  • mettre en avant la culinarite des produits alimentaires, en mettant l'accent sur les recettes, le " tour de main " ;
  • positionner le poids tres fort des industries de l'alimentation dans notre economie nationale et le caractere structurant de cette industrie dans l'amenagement du territoire et dans sa
    capacite a proposer des emplois dans les zones abandonnees par les autres secteurs economiques ;
  • reaffirmer le caractere strategique de lfagriculture et de lfalimentation : autosuffisance alimentaire, capacite a exporter le modele alimentaire francais.

En conclusion, nous devons continuer à affirmer la prééminence de l’industrie de l’alimentation et travailler à renforcer la robustesse de notre système de maitrise de la qualité et de la sécurité des
aliments. Version pfd de l'edito

Jean-Robert Geoffroy (EDITO - Mai 2011)

La réglementation, outil stratégique

Quand on parle de réglementation, on pense tout de suite à un champ de contraintes en tous genres s’exerçant sur les industriels de l’agroalimentaire. Il faut dire que la multiplicité et la densité des textes concourent grandement à complexifier l’arsenal réglementaire qui s’applique.

Pourtant l’expérience prouve que les professionnels sont souvent demandeurs de réglementation pour clarifier les relations commerciales et concurrentielles. En effet, la réglementation, qui est maintenant principalement d’essence européenne, a pour objectifs d’assurer la sécurité et l’information des consommateurs, de garantir la loyauté des transactions commerciales et de favoriser la libre circulation des denrées alimentaire sur l’espace européen ; ces objectifs étant très largement partagés par l’ensemble des acteurs économiques.

La réglementation alimentaire apparaît en réalité comme un outil stratégique au service des entreprises qui doivent être en mesure de la maîtriser en l’appliquant à bon escient (ni trop, ni trop peu pour être compétitif) en l’anticipant et en l’intégrant aux projets d’innovation pour développer des avantages concurrentiels. En effet, les entreprises qui mettent la réglementation dans leur processus stratégique renforcent leur niveau de compétitivité ; elles le font en dédiant des ressources spécifiques avec des compétences sur des personnes clés, mais aussi en favorisant l’irrigation de la culture réglementaire au travers des différents strates de l’entreprise.

L’arme stratégique réglementaire n’est pas l’apanage des grandes entreprises, les PME et les TPE doivent saisir cette opportunité. C’est pourquoi depuis une quinzaine d’années l’ADRIA a mis la réglementation au service des entreprises dans le but de la rendre accessible à tous les industriels. Les services que nous proposons, avec l’aide des Collectivités territoriales de Bretagne sont directement opérationnels dans le quotidien :

  • Une veille réglementaire française et communautaire diffusée par internet chaque mois, car il faut que les acteurs clés de l’entreprise aient une connaissance immédiate et globale de l’actualité réglementaire
  • Des conseils donnés aux adhérents suite aux questions réglementaires qu’ils nous soumettent, car les entreprises veulent conforter leurs positions avant de prendre des décisions : l’ADRIA vient argumenter avec l’appui des textes et propose des stratégies décisionnelles
  • Des réunions du Club Réglementation décortiquant l’actualité réglementaire et approfondissant un thème important, car les professionnels ont besoin d’aller au fond de certains sujets réglementaires et d’échanger des solutions possibles au travers d’un réseau qui fonctionne depuis presque 15 ans
  • Des formations sur la réglementation au catalogue et en prestations personnalisées, car les entreprises doivent acquérir des compétences sur les méthodes de travail dans le domaine réglementaire, sur l’analyse des textes et leur application
  • La mission à Bruxelles conduisant un groupe de15 industriels à la rencontre des experts de la Commission et du Parlement, car la réglementation se fait à Bruxelles et l’échange avec les experts européens est particulièrement profitable

Professionnalisme, Continuité et de la Convivialité caractérisent le réseau des professionnels qui s’est constitué autour de l’ADRIA sur la réglementation. Venez nous rejoindre, nous vous ferons apprécier la réglementation !

Version pdf de l'edito de novembre 2010

Contact : Christine Geoffroy - Responsable réglementation

L'Adria, terreau d'expertises

ADRIA Developpement met ses experts au service des entreprises, et nous le demontrons chaque jour davantage : les trois quarts de notre activite etant fait avec les entreprises sur du chiffre d'affaires privé. Mais qui sont ces experts, de quels metiers parle-t-on vraiment? Vous le decouvrirez en parcourant notre site bien sur, mais rien ne vaut une description rapide et complete. 50 personnes tournees vers les entreprises :

  • MICROBIOLOGISTES : pathogenes, thermoresistants, flore d'alteration, du technicien (bac+2 formé à l’IUT de Quimper par exemple), au docteur
  • BIOLOGISTES MOLECULAIRES, technicien supérieur, maitrise, docteurs
  • STATISTICIENS : cartes de contrôle, traitement des données ; ingénieurs ou docteurs
  • BIO?PHYSICIENS : rhéologie, activité de l’eau, transferts, formulation; technicien supérieur, ingénieur
  • TECHNOLOGUES : traitements thermiques, formulation des produits alimentaires; maîtrise, ingénieur
  • NUTRITIONNISTES : charte d’engagement nutritionnel ; ingénieur
  • DOCUMENTALISTES : maitrise
  • AUDITEURS : IFS, BRC, ISO 22000, ISO 9001 ; ingénieurs agro-alimentaires ayant des certifications complémentaires sur les référentiels
  • QUALITICIENS : audits internes, processus ; niveau ingénieur
  • HYGIENISTES : bonnes pratiques d’hygiène, nettoyage et désinfection ; ingénieur
  • PEDAGOGUES : formations catalogue et personnalisées, valise pédagogique ; maitrise
  • CONSULTANTS EN SECURITE DES ALIMENTS : accompagnement des entreprises ; ingénieur
  • ERGONOMES : sécurité des personnes, geste et postures ; maitrise
  • SPECIALISTES DE LA REGLEMENTATION : paquet hygiène, étiquetage, allégations ; juriste ou ingénieur
  • MARKETING, WEBMARKETING, COMMERCIAL : maîtrise, master

Notre vocation est de repondre a des questions pointues, mais aussi et de plus en plus de repondre a des problematiques industrielles completes qui impliquent de coordonner le travail de plusieurs experts. C'est ce qui est fait par exemple en securite des aliments, en qualification des procedes ou dans les projets de conduite de l'innovation. Par exemple, des projets de validation de nouveaux baremes de traitements thermiques dans lesquels interviennent un technologue un microbiologiste specialiste des thermoresistants, un chercheur en microbiologie previsionnelle et un expert HACCP.

L'ADRIA s'implique aussi dans des projets collaboratifs au niveau national dans le cadre des poles de competitivite ou au niveau europeen sur des programmes de recherche, ce qui nous permet de travailler avec des organismes de recherche, d'autres Centres techniques, des consultants et des entreprises. Au-dela de l'expertise metier ou technique, avec l'ADRIA vous aurez a faire a des personnes proches des entreprises, impliquees dans leur travail et impregnees de la qualite du service.

Version PDF de l'edito

Jean-Robert GEOFFROY - DIRECTEUR GENERAL (edito février 2011)

La gestion des risques chimiques

Antibiotiques, bisphénol A, acrylamide, PCB, dioxine, produits phytosanitaires… font régulièrement parler d’eux depuis quelques années. Certes, on est loin des situations de crise, telles qu’on les a observées pour l’ESB ou la dioxine, mais invariablement la question de la maîtrise des risques chimiques est posée. La dernière en date étant l’émission de France 3 de début Juillet « Pièces à conviction ». Alors, faut?il attendre une crise majeure pour réagir ?

Mettons?nous au travail pour ne pas subir le contrefeu médiatique qui affaiblirait la filière agroalimentaire. Les entreprises se sont beaucoup investies sur la gestion et la maîtrise des risques microbiologiques et il reste encore à faire. Mais soyons à la même hauteur sur la gestion des risques chimiques avec des systèmes HACCP performants, des bonnes pratiques intégrant l’ensemble du personnel, une collaboration forte entre les acteurs de la « fourche à la fourchette ».

Relever le défi de la maîtrise des risques chimiques est une clé de la crédibilité des entreprises agroalimentaires : le développement du bio, de l’éthique, des aliments?santé, de la naturalité traduit une demande profonde des consommateurs. Dans cette démarche, l’ADRIA sera votre partenaire, la sécurité des aliments étant notre cheval de bataille depuis des années.

Version pdf de l'edito de juillet 2010

Contact : Jean?Robert GEOFFROY – Directeur général

L'industrie de l'alimentation : faire le pari de l'intelligence

Il faut s’en convaincre et cela va mieux en le disant : l’industrie de l’alimentation est une véritable chance pour la France et en particulier pour la Bretagne, première région agro-alimentaire. Rappelons simplement le chiffre d’affaires de cette industrie : 163 milliards d’euros, le nombre d’emplois : un peu plus de 400 000, le premier exportateur mondial de produits alimentaires transformés... Par ailleurs, L’industrie de l’alimentation a démontré sa formidable capacité de résistance pendant la crise ; elle participe aussi à l’aménagement du territoire en étant présente partout en France et en particulier dans les zones rurales, souvent abandonnées.

Les défis du secteur sont l’innovation, les ressources humaines, la communication.

L’innovation : pour comprendre les mécanismes intimes des systèmes alimentaires complexes et pour garantir la performance de la sécurité des aliments sur tous les risques possibles y compris les risques chimiques, ce qui implique des compétences multidisciplinaires en microbiologie, biologie moléculaire, biophysique, chimie, informatique, mathématique, médecine… ; la recherche permettant d’alimenter le développement et l’innovation produits ou équipements.

Les ressources humaines : d’une part pour attirer les jeunes  sur des emplois de conducteurs de machines, de ligne ou de chefs d’équipe ; ce qui implique de mettre du « high tech » dans ces métiers au travers de l’informatique par exemple, une mise en valeur des métiers notamment des conditions de travail, une revalorisation salariale, la création de parcours professionnels pour donner des perspectives, des formations adaptées plus nombreuses et pertinentes ; d’autre part pour attirer les forts potentiels, notre secteur devant s’ouvrir davantage aux formations d’ingénieurs non issus d’écoles agro-alimentaires. 

La communication : pour faire connaître au plus grand nombre, là aussi par une communication adaptée : des visites d’entreprises faites par les services RH ou communication (jamais par les services techniques qui enferment le propos et entraînent des visites contre-productives) ; par une  communication grand public insistant sur les valeurs de tradition et de modernité, sur l’éthique (nourrir les hommes), sur le contenu technologique des métiers, sur les relations humaines, sur la possibilité de progresser. Mais aussi une communication auprès de décideurs (médias, dirigeants d’entreprises d’autres secteurs d’activité, Elus,..) pour faire ressortir les points forts de l’industrie de l’alimentation. 

Nous avons donc tous beaucoup de travail pour atteindre cet objectif de l’intelligence dans l’industrie de l’alimentation. 
JRG - Edito le 11 mars 2010